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Point mensuel juillet 2026 : ce qui change pour les propriétaires bailleurs
actualite Lokto 06/07/2026 4 min de lecture

Point mensuel juillet 2026 : ce qui change pour les propriétaires bailleurs

Un mois de juillet chargé pour les bailleurs particuliers

L'été n'est pas une saison creuse pour la gestion locative. Entre la publication d'un nouvel indice de révision, les échéances énergétiques qui se rapprochent et une fiscalité de la location meublée qui continue de se durcir, plusieurs sujets méritent votre attention ce mois-ci. Voici l'essentiel de l'actualité, trié pour un propriétaire qui gère lui-même son ou ses logements, sans jargon et avec ce qu'il faut faire concrètement.

Révision des loyers : un nouvel indice attendu le 10 juillet

Si votre bail contient une clause d'indexation, la révision annuelle du loyer se calcule sur l'indice de référence des loyers (IRL) publié par l'INSEE. Au premier trimestre 2026, l'IRL s'établit à 146,60 points en France métropolitaine, soit une hausse limitée à 0,78 % sur un an. Autrement dit, un loyer de 800 euros peut être relevé de 6,24 euros par mois au maximum lorsque la date anniversaire tombe sur ce trimestre.

Le prochain rendez-vous est fixé au vendredi 10 juillet 2026 : l'INSEE publiera l'IRL du deuxième trimestre. Si votre date de révision se situe entre juillet et septembre, c'est cet indice qu'il faudra utiliser. Deux rappels utiles. D'abord, la révision n'est pas automatique : sans clause d'indexation dans le bail, aucune augmentation n'est possible en cours de bail. Ensuite, la révision ne se rattrape pas indéfiniment. Vous disposez d'un an à compter de la date convenue pour l'appliquer. Passé ce délai, l'augmentation de l'année écoulée est perdue et vous repartez sur la date suivante, sans effet rétroactif.

À faire ce mois-ci : repérez la date anniversaire de chacun de vos baux, vérifiez la présence d'une clause de révision, et préparez le courrier d'information au locataire dès que l'indice applicable est connu.

Passoires thermiques : l'étau se resserre

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont considérés comme non décents et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail, d'un renouvellement ou d'une reconduction tacite. Concrètement, si votre logement est étiqueté G, vous ne pouvez plus le remettre en location tant qu'il n'a pas gagné au moins une classe.

Le calendrier ne s'arrête pas là. Les logements classés F seront à leur tour interdits à la location en 2028, puis les logements classés E en 2034. Environ 1,6 million de logements du parc locatif privé étaient concernés par le seuil G au 1er janvier 2025. Pour un bailleur, l'enjeu est double : rester en conformité pour continuer à louer, et éviter qu'un locataire ne saisisse le juge en invoquant l'indécence du logement.

Bonne nouvelle pour certains propriétaires : depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE a évolué pour mieux tenir compte des logements chauffés à l'électricité. Un certain nombre de biens ont ainsi gagné une classe sans travaux. Si votre logement est électrique et qu'il frôlait le seuil, il peut être pertinent de faire réaliser un nouveau DPE avant d'engager des travaux coûteux.

À faire ce mois-ci : sortez le DPE de vos logements, notez sa date de validité et sa classe. Pour un bien en F ou G, chiffrez dès maintenant les travaux prioritaires (isolation, chauffage, ventilation) et renseignez-vous sur les aides mobilisables.

Location meublée : la réintégration des amortissements se confirme

Les bailleurs en meublé non professionnel (LMNP) au régime réel doivent intégrer une évolution fiscale importante. La loi de finances pour 2025 (article 84) a modifié le calcul de la plus-value en cas de revente : les amortissements déduits pendant la période de location sont désormais réintégrés dans la base imposable. En pratique, ils viennent diminuer le prix d'acquisition retenu, ce qui augmente mécaniquement la plus-value taxable au moment de la vente.

Cette règle s'applique aux ventes réalisées depuis le 15 février 2025. Une réponse ministérielle du printemps 2026 a confirmé que l'ensemble des amortissements pratiqués depuis l'acquisition sont concernés, y compris ceux déduits avant 2025. Les résidences étudiantes, seniors et les établissements pour personnes âgées dépendantes restent en dehors de ce dispositif. Pour un logement loué meublé depuis plusieurs années, l'impact peut être significatif au moment de la revente.

Cela ne remet pas en cause l'intérêt du régime réel pendant la phase de location, où l'amortissement continue de réduire, voire d'annuler, l'imposition des loyers. Mais cela change l'équation à la sortie. Si vous envisagez de vendre un bien meublé à moyen terme, l'arbitrage mérite d'être posé à froid, éventuellement avec un professionnel.

À faire ce mois-ci : si vous êtes en LMNP au réel, ressortez votre tableau d'amortissement et estimez la plus-value théorique en cas de vente. Cela évite les mauvaises surprises et éclaire vos décisions patrimoniales.

Le réflexe quittances et régularisations

Juillet est aussi le bon moment pour remettre de l'ordre dans la gestion courante. La quittance de loyer reste gratuite et se délivre à la demande du locataire : ne la facturez jamais. Pour les baux avec provisions sur charges, l'été est propice à la régularisation annuelle, une fois les comptes de copropriété ou les relevés de consommation reçus. Un décompte clair, appuyé sur des justificatifs, désamorce la plupart des litiges.

En résumé

Ce mois de juillet 2026 confirme trois tendances de fond : une revalorisation des loyers toujours modérée, une pression énergétique qui monte d'un cran chaque année, et une fiscalité de la location meublée moins avantageuse à la revente. Rien d'insurmontable pour un propriétaire organisé. L'important est d'anticiper : connaître ses dates de révision, l'état énergétique de ses biens et sa situation fiscale, c'est déjà l'essentiel du travail. Vous êtes propriétaire, pas gestionnaire : quelques vérifications ciblées suffisent à rester serein et en règle.

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